Ecouter avec le coeur

Ecouter avec le coeur

Ecouter avec le cœur

Nos relations avec les autres ne sont, fort heureusement, pas toujours conflictuelles. Nous délaissons souvent un aspect très important de la communication, qui est de savoir profiter des occasions d’approfondir notre relation avec autrui.

 

Ecoute et émotion

Pour y parvenir, il faut savoir être totalement présent lorsque cette personne souffre et a besoin d’aide. Il sera, ensuite, important d’avoir les mots « justes » afin que le courant émotionnel passe efficacement. Pour réaliser cela, il faut savoir écouter avec le cœur.

L’émotion est la clé nécessaire, dans une conversation, afin d’entrer dans le cœur du sujet et d’aider l’autre à se sentir mieux. Plusieurs études ont été établies à ce sujet, notamment celles menées par Marian Stuart et Joseph Lieberman, respectivement psychothérapeute et psychiatre. Ces derniers ont établi une distinction entre les médecins ayants un don pour communiquer avec leurs patients et ceux qui ne l’ont pas. Suite à cela, ils ont distillé la quintessence de ce « don » en une technique facile à apprendre. Celle-ci s’applique, à toutes personnes confondues, avec le même bonheur, et améliore considérablement notre capacité d’écoute et notre rapport aux autres.

 

Les questions ELFE

La technique se résume en cinq questions qui se succèdent assez vite ; ce sont « les Questions ELFE ». Le « Q » pour « Que s’est-il passé ? » afin d’établir une connexion avec la personne souffrante en lui permettant de s’ouvrir et de vous raconter ce qui lui a fait du mal. Ici, il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails. Il faut l’écouter, l’interrompre le moins possible pendant trois minutes (pas plus) et passer à l’émotion, le « E ».

Très vite, vous devez lui demander « Et quelle émotion as-tu ressentie ? ». Même si cela peut paraitre superflu, cette question est cruciale car elle va permettre la mise en place d’une émotion intense, avant de poursuivre avec la question suivante : le « L » qui est « le plus difficile ».

Sur cette question, il ne faut pas se noyer dans l’émotion mais aller au plus dur, au cœur de la douleur afin de permettre à l’autre d’avancer. La question est « Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ? ». Grâce à elle, on permet à la personne de poser des mots sur sa douleur afin qu’elle en comprenne le fond et l’origine.

Le « F » pour « Faire face ». Il faut profiter du fait que l’énergie soit concentrée sur la source principale du problème : « Et qu’est-ce qui vous aide le plus à faire face ? ». On tourne l’attention de notre locuteur vers les ressources qui existent déjà autour de lui, pouvant l’aider à s’en sortir et à se ressaisir. Les hommes et les femmes de notre entourage sont forts et résistants. Mais ils ont, parfois, seulement besoin qu’on les aide à se remettre sur pieds, et non pas que l’on règle leurs problèmes à leur place. Notre rôle est d’être présent et de les accompagner dans cette démarche.

Le « E » pour « L’empathie ». Afin de conclure, il faut exprimer avec des mots sincères ce que l’on a ressenti durant l’échange. Cette étape permet d’expliquer à notre locuteur que nous avons partagé avec lui, pendant un court moment, son fardeau et que nous comprenons mieux sa douleur maintenant. Pour cela, vous pouvez utiliser des termes tels que « Cela doit être dur pour vous… Je suis émue… ».

Des échanges où l’on écoute avec le cœur permettent de faire grandir les deux parties : d’une part la personne souffrante se sentira moins seule et réconfortée ; d’autre part, l’interlocuteur, posant les questions, se sentira utile, soulagé et confiant dans sa capacité à entrer en relation avec les autres. De plus, cette confiance protège de l’anxiété et de la dépression.

 

Guérir le cerveau émotionnel

Les techniques de communication précédemment évoquées sont souvent ignorées par les psychanalystes et psychiatres, jugées « simples questions de bon sens ». Mais souvent, le bon sens n’est pas la qualité la mieux partagée. La maitrise de la communication émotionnelle ne se fait pas rapidement. Elle nécessite une pratique longue et qui tend toujours à s’améliorer, d’où l’importance de commencer son apprentissage le plus tôt possible. D’autant plus quand on sait que les effets positifs se font vite ressentir. La gestion de la communication est une étape essentielle pour guérir le cerveau émotionnel.

 


 

Et vous, écoutez-vous avec le coeur ? N'hésitez pas à le partager en commentaire !

 

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