Le sport et ses bienfaits

Le sport et ses bienfaits

Le sport et ses bienfaits

L’exercice physique est une autre technique pour lutter contre la dépression, le stress et l’anxiété. Pourtant, elle semble être rejetée par de nombreuses personnes sous prétexte de manquer de temps ou d’énergie. Or, c’est une des sources d’énergie les plus abondantes et les mieux établies par la science, même à petites doses.

 

Maîtriser sa vie grâce au sport

Après avoir subi une attaque de panique, une personne sur cinq est d’abord vu aux urgences. Cet épisode peut se répéter et être ensuite accompagné de « tranquillisants » prescrits par le personnel médical. Malheureusement, ces derniers rendent dépendant les patients : bien qu’ils maintiennent les crises de paniques à l’écart, dès l’arrêt de la prise des tranquillisants, elles refont surface. En optant pour une activité sportive, même de courte durée, le patient va se sentir mieux. L’exercice physique va permettre d’instaurer un sentiment de bien-être chez le patient mais aussi d’augmenter sa confiance et sa capacité à faire face aux attaques de panique.

L’activité sportive peut ensuite se transformer en besoin chez l’individu qui trouve en celle-ci une manière de « relâcher la pression » de façon naturelle et sans médicaments. C’est une « dépendance au sport » qui est positive : maîtrise du poids, augmentation de la libido, amélioration du sommeil, diminution de la tension artérielle, renforcement du système immunitaire, protection contre les maladies cardiaques et même certains cancers.

 

Les bienfaits

Les effets positifs du sport sur les individus anxieux ou stressés sont prouvés : nombreuses sont les études démontrant les bienfaits, même un an plus tard, surtout pendant une période de stress accru. Le docteur Lapeniche s’est penché sur l’effet protecteur de l’exercice en situation difficile. Par cela, il a démontré que les patients faisant de l’exercice depuis au moins cinq semaines, semblaient protégés contre la peur ou le désespoir. De plus, leur système immunitaire, lui aussi, était plus résistant. Les cellules « natural killer », sensibles aux émotions, sont plus fortes quand nous nous sentons bien et moins résistante en période de stress et de dépression. Par cela, en situation difficile, elles vont être plus résistantes pour l’individu réalisant une activité physique que pour un autre qui n’en fait pas.

La dépression est toujours associée à des idées noires et dévalorisantes pour soi et pour les autres, que l’on tourne inlassablement dans sa tête. Souvent, elles sont devenues tellement automatiques que l’on ne se rend même plus compte à quel point elles sont anormales. De plus, c’est elles qui entretiennent la dépression donc arrêter est le premier pas vers la guérison. Ici, le sport joue un rôle important car il va permettre cet arrêt, ou du moins une mise en pause, de toutes ces pensées négatives. Au bout de quelques minutes, les joggeurs entrent dans un état où les pensées sont positives et créatrices. Moins conscients, ils se laissent guider le rythme de l’effet, c’est ce que l’on appelle le « high » : l’état subtil, pouvant devenir addictif, correspondant à l’extase du joggeur. Il n’y a ni de vitesse ni de distance magique.

 

Sport ou médicaments ?

Des études comparatives ont été établies entre un antidépresseur et le jogging. Celles-ci ont prouvés que les deux soignaient, mais qu’après quelques temps, la plupart des individus qui s’étaient soignés avec un antidépresseur rechutaient contrairement à ceux ayant continués une activité sportive régulière. Permettant à la fois de guérir et de probablement de prévenir contre certaines maladies, il n’est pas nécessaire d’être jeune et en bonne santé pour tirer avantage de l’exercice physique.

Mais alors, comment l’exercice à un tel impact sur le cerveau émotionnel ? Premièrement, son effet sur les endorphines, qui sont des petites molécules sécrétées par le cerveau, comparables à l’opium et ses dérivés. Le cerveau émotionnel contient des récepteurs pour celles-ci, ce qui explique la sensation de bien-être et de satisfaction lors du « high ». En revanche, pour l’exercice physique, à l’inverse de l’opium, plus le mécanisme naturel du plaisir est stimulé, en douceur, plus il semble devenir sensible. Par cela, la dépression est repoussée pour faire plus de place aux plaisirs de la vie. De plus, il y a une plus grande variabilité du rythme cardiaque et plus de cohérence (cf. Article 1 : la cohérence cardiaque). Un bon équilibre des deux branches du système nerveux autonome est un des meilleurs antidotes qui soient contre l’anxiété et les attaques de panique.

 

C’est à vous !

Quelques secrets très simples facilitent le passage à une vie physiquement plus active. Il est important d’en faire peu mais de façon régulière et se laisser guider par son corps. Naturellement, vos capacités physiques augmenteront et il en sera de même pour l’intensité et la durée de l’effort. L’exercice physique peut être réalisé seul et en groupe. Des études ont démontré que les résultats seraient encore plus satisfaisants en groupe, car la motivation et les encouragements sont plus importants à plusieurs. Enfin, la forme d’exercice que vous choisissez est un point crucial : plus l’exercice est ludique, plus il est facile de s’y tenir. L’amusement vous permettra de tenir et d’être régulier car vous ne vous épuiserez pas.

Tout au long de ces articles, nous avons développés des méthodes qui prennent l’individu comme mesure et comme cible. Toutefois, le cerveau émotionnel n’a pas seulement pour rôle de contrôler la physiologie intérieure du corps. Son autre fonction est de surveiller l’équilibre de nos relations et de s’assurer que nous avons toujours notre place.

 


 

Et vous, pratiquez-vous une activité physique régulière ? N'hésitez pas à le partager en commentaire !

 

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