Nourrir le cerveau émotionnel avec les Oméga-3

Nourrir le cerveau émotionnel avec les Oméga-3

Nourrir le cerveau émotionnel avec les Oméga-3

Les oméga-3 sont l’un des aliments les plus importants pour la construction et l’équilibre du cerveau. Ce sont également des acides gras que le corps ne peut fabriquer. Dans la société occidentale, la consommation quotidienne de ces acides est particulièrement basse comparée à celle des populations asiatiques. Cet écart s’explique par une différence de consommation de poisson, selon la situation géographique. Les carences en oméga-3 peuvent avoir des conséquences très importantes sur la santé, comme la dépression et le stress.

 

L’alimentation et le cerveau

Les cellules du cerveau se renouvellent en permanence. Pour les deux tiers, il est constitué d’acides gras, constituants de base de la membrane des cellules nerveuses. A travers celles-ci ont lieu toutes les communications entre toutes les cellules nerveuses dans toutes les régions du cerveau et du corps. Les aliments que nous mangeons sont directement intégrés dans ces membranes. Si nous consommons trop de graisses saturées, les cellules du cerveau seront rigides et la communication perturbée. En revanche, si nous consommons des graisses « polyinsaturées », elles seront plus souples, rendant la communication plus stable, surtout s’il s’agit d’oméga-3.

La suppression des oméga-3 à des conséquences néfastes sur l’organisme : augmentation de l’anxiété, situation de stress, réduction du plaisir… Alors qu’un régime riche en oméga-3 augmente la production des neurotransmetteurs de l’énergie et de la bonne humeur dans le cerveau émotionnel. En période de grossesse, ces acides gras sont plus qu’essentiels : ils permettent au bébé d’avoir un poids de naissance sain et diminuent le risque de prématurassions. De même, ils jouent sur la stabilisation de l’humeur et le soulagement de la dépression. C’est le docteur Andrew Stoll, qui fut le premier à démontrer l’efficacité des huiles de poissons, riches en oméga-3, sur les patients maniaco-dépressifs et plus tard sur la dépression chronique. Elles permettent à la fois le renforcement de la membrane cellulaire, mais aussi le changement de la structure du cerveau d’un individu. Elles provoquent, par cela, un effet positif sur la tristesse, aussi bien que sur le manque d’énergie, l’anxiété, l’insomnie… Et même sur les tendances suicidaires.

 

Oméga-3 et Oméga-6

Il existe deux types d’acides gras « essentiels » : les oméga-3, présents dans les poissons d’eau froide, plus riches en graisses, mais aussi les poissons d’élevages. Il existe aussi des sources végétales d’oméga-3, bien que nécessitant une étape supplémentaire dans le métabolisme pour être transférés dans les acides gras : les graines de lin, huile de colza, d’olive, de chanvre et de noix. Les oméga-6, présents aussi dans les huiles végétales et la viande issus d’un animal nourri au grain et à la farine d’origine animale.

Les propriétés de ces deux sont différentes. Les oméga-6, bien qu’importants pour l’organisme, n’ont pas les mêmes bénéfices sur le cerveau. En effet, consommés avec excès, ils produisent des réactions d’oxydation et favorisent l’inflammation un peu partout dans le corps, provoquant ainsi des maladies cardiovasculaires (infarctus…), le cancer, l’arthrite et même la maladie d’Alzheimer. Les oméga-3, quant à eux, ont des effets positifs sur les affections cardiaques : renforcement de la variabilité des rythmes cardiaques et protection contre les arythmies. Comme le mentionne notre précédent article sur la cohérence cardiaque, ce renforcement cardiaque lutte contre la dépression.

 

Le mot de la fin

Il y a deux mille quatre cents ans, Hippocrate disait : « Laisse ta nourriture être ton remède et ton remède ta nourriture ». Finalement, il aura fallu beaucoup d’années pour que la science moderne en revienne à cette constatation.

Mais il existe aussi une autre technique, notamment pour les individus souffrants du stress et de la dépression, mais qui est malheureusement souvent rejetée sous prétexte de manque de temps : l’exercice physique.

 


 

Et vous, adoptez-vous une alimentation riche en oméga-3 ? N'hésitez pas à le partager en commentaire !

 

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